Avec Maurice Fourré sur le(s) Riche(s) lieu(x) de La Marraine du sel

  • Arrivée à l'espace Richelieu
  • Le bureau de l'aamf
  • Dessins de Tristan Bastit illustrant La Marraine du sel
  • "Le MAGASIN ALLESPIC"
  • "Le baiser solaire"
  • "La Rose Blanche"
  • "Fol-Yver"
  • Lectures par Anne Orsini
  • Le Cardinal
  • Agapes

Les 23 et 24 septembre derniers, s’est tenu à Richelieu (Indre-et-Loire) un colloque autour de La Marraine du sel, second roman de Maurice Fourré, dont l’action est circonscrite entre les remparts et le quadrillage des rues de la cité édifiée par le Cardinal, à l’ombre d’un palais aujourd’hui disparu.

Organisé par l’Association des Amis de Richelieu à l’initiative conjointe du Groupe de recherches interdisciplinaires sur l’histoire du littéraire (GRIHL) de l’EHESS et de l’Association des amis de Maurice Fourré, ce colloque avait pour point cardinal l’opposition, présentée par l’historien Christian Jouhaud en préambule à Sauver le Grand siècle (Seuil, 2007) de deux visions romanesques, l’une “pessimiste”, l’autre “optimiste”, de la postérité historique de la ville de Richelieu : celle de Julien Gracq dans Carnets du grand chemin (José Corti, 1992) et celle de Fourré lui-même dans La Marraine du sel. Gracq et Fourré, couple ago-antagoniste occupant, dans l’entourage immédiat de Breton, les marges affabulatrices du surréalisme de l’immédiat après-guerre.

L’après-midi de la première journée fut consacrée à la visite de la ville, commentée par Bernard Gaborit, grand Ami de Richelieu, et ponctuée par des passages pertinents de La Marraine du sel dits par la comédienne Anne Orsini.

Après la visite du musée, pour y découvrir notamment les immenses tableaux de batailles, commandés par le Cardinal pour l’ornement de la grande galerie de son château, les participants se sont retrouvés à l’Hôtel du Puits Doré (de la “Rose Blanche” dans le roman), où ils ont pu suivre la présentation de l’AAMF par sa présidente, visionner le film biographique Chez Fourré l’ange vint réalisé par Bruno Duval, et clôturer la soirée par un grand dîner.

Le samedi 24 septembre avait lieu, à l’Espace Richelieu (un des hôtels particuliers qui, tous identiques, bordent la Grande Rue), la Journée d’études proprement dite, dans une salle dont l’antichambre abritait l’exposition des dessins pour la Marraine du sel de Tristan Bastit.

Sous l’égide de l’Université française, l’utopie d’une lecture autorisée de Maurice Fourré était enfin réalisée.

Et le soir, au dîner de clôture qui s’est tenu au Fossé des Anges, en contrebas de la Porte de Châtellerault, on servit en dessert, sous le portrait de Raymond Roussel, des Bavaroises nénettes.

Quelques échos dans La République du Centre

M à J: Les Actes du Colloque sont publiés dans la collection Les cahiers Fourré.

page 1 sur 1