FLEUR DE LUNE N°12-13

n° 12 - 13 - 1er semestre 2005

Numéro spécial Maurice Fourré et Julien Lanoë

... du Président

Carnaval en chambre, par J.P. Guillon

Pays nantal, par Bruno Duval

L'union d'Hermès et de Thalie, par P. Hâté

La Nuit du Rose-Hôtel, une conférence de Julien Lanoë

Une lettre de René-Guy Cadou

Fantasmagories phonétiques, par A. Tallez

Lettres de Maurice Fourré à Julien Lanoë

La Marraine du Sel, par J. Lanoë

Étoile scellée , Jean-Pierre Guillon

La magie du "petit fouleur de lune" devenu "fleur de lune", par Alain Tallez

Échos et nouvelles. Jeanne-Marie et An daouzek Arbostoll par Tristan Bastit. Le gendre de Monsieur Fourré (Julien Gracq)par Bruno Duval. Une soirée Fourré à la librairie Va L'Heur(annonce)

Les textes de ce numéro sont disponibles au format pdf (clic!)

... du Président


"le sourire lui-même"



La collection de notre bulletin s'enrichit cette année d'une nouvelle Fleur de Lune spécialement éclose sur l'amitié. Avec ce bouquet de "Rose(s) Blanche(s)", nous commémorons ainsi noblement le jubilé de la publication de la Marraine du Sel, le 12 décembre 1955.

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Carnaval en Chambre


par Jean-Pierre Guillon

Dans les années 1980, j'ai été amené à rencontrer Yvon Le Baut qui préparait, à la Faculté des Lettres de Brest, un mémoire universitaire sur l'oeuvre de Maurice Fourré. Très vite, tandis que les enfants de l'un et de l'autre jouaient près de nous, l'idée nous est venue de réunir nos documents respectifs sur cet auteur et d'en faire un album. J'en avais rédigé la présentation, lui avait établi le plan de l'ensemble, où se trouvaient regroupés des inédits, des correspondances, des photographies, des illustrations inconnues et des participations proches ou lointaines, mais du meilleur aloi (Rolland de Rénéville, Raymond Queneau, Colette Audry, etc). Pour des raisons pratiques, ce projet ne vit jamais le jour, puisque l'éditeur pressenti se désista finalement. C'est ainsi que les diverses communications que je donne dans Fleur de Lune, depuis le numéro 1, viennent de ce projet avorté, quand il m'arrive de remettre la main dessus, vingt ans après. C'est le cas aujourd'hui pour ce dossier, concernant les rapports de Julien Lanoë avec Maurice Fourré, que j'espère exhaustif, sans être toutefois en mesure de l'assurer avec certitude (à suivre, donc ...)

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L'Union d'Hermès et de Thalie


par P. Hâté

Qui était donc Julien Lanoë ? Et avec Maurice Fourré, quels furent leurs goûts et leurs liens communs ?

Deux négociants : un vrai, un faux.

L'un en matériel de quincaillerie, l'autre en farces et attrapes.

Deux poètes, littérateurs et hommes de l'Ouest secret : deux vrais.

Deux rêveurs : un faux, cette fois ; un vrai.

Car à la découverte d'écrits exhumés de la Nouvelle Nouvelle (sic) Revue française de 1955 ou par Philippe Audoin en 1978, et par Jean-Pierre Guillon, notre complice d'aujourd'hui, force est de constater que Julien Lanoë fut d'abord négociant (par nécessité sinon par goût) et conjointement critique littéraire, éditeur de revues, écrivain (par goût sinon par nécessité) malgré une production minime. Profils professionnel, psychologique et culturel très semblables, exempts ici, semble-t-il, de rivalités destructrices. Stimulation créatrice et attachement réciproques les ont, au contraire, associés.

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Pays Natal


par Bruno Duval


Face à la débauche éditoriale qui accompagne le déferlement médiatique du centenaire de la mort de Jules Verne (en 1905), le cinquantenaire de la parution, en 1955, de La Marraine du sel, épuisé depuis belle lurette, fait bien pâle figure.

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Une conférence de Julien Lanoë

La Nuit du Rose-Hôtel


Une conférence de Julien Lanoë Le 11 décembre 1950, Nantes


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Correspondance de Maurice Fourré avec Julien Lanoë

Voici à présent la correspondance : à ce que j'ai pu voir chez M. Petiteau, les lettres de Julien Lanoë à Maurice Fourré se sont envolées je ne sais où, en tout cas n'ont pas été retrouvées.

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Fantasmagories phonétiques


par Alain Tallez



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La Marraine du Sel

par Julien Lanoë


Et voici pour compléter ce dossier, un article de Julien Lanoë à propos de La Marraine du sel, paru dans la NRF d'avril 1956 (pp 724-726).

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La magie du "petit fouleur de lune" devenu "fleur de lune"

par Alain Tallez


Maurice Fourré offrit à André Breton trois petites figurines en bronze dans les conditions précisées dans ce bulletin. Breton conféra aussitôt à l'une d'elles des fonctions magiques, propitiatoires et ne s'en sépara plus. Il la désigna comme un "petit fouleur de lune" brandissant la lumière.

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Jeanne-Marie & an daouzek arbostoll

Le Café des Douze Apôtres à Douarnenez


Depuis des années, je prends mes quartiers d'été en Bretagne, dans mon atelier de Douarnenez. C'est ainsi que j'avais lié connaissance avec Guillemot, le fondateur des éditions Calligrammes, de même qu'avec Jean-Pierre Guillon, notre fondateur. Mais j'y ai également fait connaissance du monde très particulier des marins-pêcheurs.

Une chose avait particulièrement retenu mon intérêt : leur façon de dénommer les navires. Armer un navire à la pêche, à l'époque, était une affaire coûteuse. Très vite l'usage s'est institué, dans un environnement dépourvu de système de crédit, de former à cet effet des sortes de syndicats où les uns et les autres, par l'apport d'une participation en nature (fourniture de filets, d'avitaillement, aide à la construction du navire, etc.) bénéficiaient d'une quote-part de pêche. Pour tenir les comptes et la caisse à l'abri des fortunes de mer, ces syndicats eurent coutume de s'en remettre à une femme, habituellement celle du patron de la chaloupe sardinière, ouvrant un café sous le nom même du navire.

Lisant Le Caméléon Mystique, alléché par le chapitre sur Douarnenez, j'eus l'heureuse surprise d'y voir Maurice Fourré soi-même assez intrigué par ces noms de cafés : Aurore Boréale, Au baromètre, L'Étoile du Marin, pour y situer la gentille aventure douarneniste avec Jeanne-Marie à qui le narrateur confie une des clefs du roman, l'anneau d'eau passé au doigt de Philomène.

Jeanne-Marie tenait le café AN DAOUZEC ARBOSTOLL (Les Douze Apôtres) "d'où l'on découvrait l'épaule nuageuse du Menez-Hom". Quoique disparu aujourd'hui avec une multitude d'autres, il devrait être possible de le resituer. Il y a bien à une dizaine de kilomètres de Douarnenez, dans les terres, un calvaire des Douze Apôtres, mais Fourré est sans ambigüités, Jeanne-Marie est à Douarnenez même. Par ailleurs on voit mal, dans le contexte breton d'alors, donner ce nom à un café sans la justification d'une éponymie avec une chaloupe sardinière. Sur cette hypothèse, le simple examen de la carte montre qu'en effet, pour voir le Menez-Hom, il faut être sur le Port du Rosmeur et que retrouver le bateau donnerait la piste du café.


Tristan Bastit

Le gendre de monsieur fourré


Au début d'Un balcon en forêt, vous comparez un paysage à une tête de nègre. Faut-il voir là, de votre part, une allusion au roman de Maurice Fourré ?


Certainement pas. Quand j'ai écrit Un balcon en forêt, je n'avais pas lu Tête-de-Nègre. Seul le paysage a suscité en moi cette association.


La question était saugrenue, à la limite de l'impertinence. La réponse fut catégorique. Il n'y avait rien à ajouter.

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