FLEUR DE LUNE n° 27

printemps 2012



Le mot du président


  • Rosebud, par B. Duval
  • Magie de la fenêtre, par J. Simonelli
  • Maurice Fourré et Théophile Briant, par J.-P. Guillon

Echos et nouvelles

- Archibald et les mannequins
- Fanfreluches en trompe-l’œil
- Où sont donc, grand Dieu, les neiges d’antan ?


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Le mot du président

Sombre mai …, écrivait André Breton à Maurice Fourré en 1949, évoquant des malheurs divers ; cruel avril, pourrait-on justement rétorquer : puisque nous avons eu, il y a trois jours, la tristesse de perdre brutalement le fondateur et premier président de notre association, Jean-Pierre Guillon.

On trouvera dans les pages qui suivent l’évocation de ce qu’il a été, notamment pour l’AAMF, pour la défense et illustration de l’œuvre de Fourré, qu’il a assumées sa vie durant ; et pour nous tous à l’association, bien sûr, où nous manqueront cruellement désormais sa voix et son écoute, son indéfectible soutien, son humour caustique, sa connaissance approfondie de la vie et de l’œuvre de Fourré, sa fidélité têtue aux causes qui avaient émerveillé sa jeunesse. Il était le dernier relais qui nous rattachait aux proches (Jean Petiteau) et aux premiers découvreurs (Philippe Audoin) de Maurice Fourré. Il va falloir continuer sans lui, et faire du mieux possible.

On trouvera aussi dans ce numéro, outre une étude approfondie sur le rapport de Fourré à la peinture, le tout dernier article de Jean-Pierre, qu’il nous avait fait parvenir, il y a quelque temps déjà, sur l’amitié qui unissait Fourré au poète Théophile Briant … Nous vous souhaitons bonne lecture de ce Fleur de Lune n° 27, traversé d’interrogations, d’échos et de correspondances.

Rosebud

Il y a tout juste huit ans, dans son numéro 10, paru en avril 2004, Fleur de Lune avait la tristesse d’annoncer le décès prématuré du trésorier de l’AAMF, Claude Grimbert, survenu le 29 janvier de la même année. Jean-Pierre Guillon lui rendait, avec émotion, un hommage viscéralement lié à Maurice Fourré : ayant connu Claude à Tiaret, en Algérie à la fin des années soixante (tous deux y avaient été nommés enseignants, en coopération), Jean-Pierre l’avait retrouvé en Bretagne, en juillet 1975, au moment précis où lui-même venait de découvrir La Marraine du Sel, et dans des circonstances qui paraissent déjà dramatiques : « Tu me croyais souffrant, je ne souffrais de rien, lui avouait Claude quinze ans plus tard, en septembre 1990. Je suis resté deux jours dans le noir, avec la sensation de l’anéantissement [...].»[2]

Aujourd’hui, dans ce numéro 27, du printemps 2012, Fleur de Lune se fane à nouveau : car il lui faut annoncer, six mois après celui Jacques Mayer, un de ses tout premiers membres, le décès prématuré du fondateur de l’AAMF, Jean-Pierre Guillon, le 25 avril 2012 à Rennes. Il était né dans cette même ville le 12 mars 1943. Il avait 69 ans.

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