FLEUR DE LUNE N°22

octobre 2009


Le mot du Président


  • À bon chat bon rat, par Bruno Duval

  • Il faitchaud ! par MauriceFourré
  • Les Mariés de la vitrine, par Alejandro Larrubiera
  • Une source inattendue de La Marraine du sel ? Quelques réflexions, par Jacques Simonelli
  • Un grand écrivain du Val de Loire : Francis de Miomandre, vu par Maurice Fourré

ÉCHOS ET NOUVELLES


-Captures en tous genres, par Tristan Bastit

-Fourré à l’Académie, par G. Cesbron

-Vu de ma chaise, extraits fourréens, par A. Eau



Les textes de ce numéro sont disponible au format pdf (clic!)

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LE MOT DU PRÉSIDENT

«  Pour Fourré, on connaît bien (quand on est membre ou sympathisant de l’AAMF) l’existence des trois nouvelles écrites entre ses vingt-sept et ses trente ans – il y en eut d’autres, probablement, mais nous n’en saurons jamais rien … »

Ainsi raisonnions-nous, il y a quelques mois à peine, dans Fleur de Lune n° 21, bien loin de nous douter qu’en juin 2009, nous allions précisément tomber sur ce que nous désespérions de voir jamais : une nouvelle inédite de Fourré. Les circonstances de la recherche et de la trouvaille qui en est résultée sont détaillées dans l’article de Bruno Duval ci-après. L’ayant lu, vous saurez tout pour savourer, avec toute la gourmandise qui s’impose, le délicieux Il fait chaud ! que Fourré confia en 1907 à la revue L’Angevin de Paris. Revue d’ailleurs qui nous a révélé d’autres surprises, présentées dans ce vingt-deuxième numéro de Fleur de Lune. (Qui sait d’ailleurs si elle ne nous en réserve pas bien d’autres ? En effet, il ne nous a pas encore été possible, pour des raisons techniques de conservation, de compulser la collection complète de L’Angevin, détenue par la Bibliothèque nationale.) Et notamment celle d’un texte qui, bien que d’une plume espagnole, n’est pas sans affinités avec l’inspiration de Fourré : allez-y voir.

Dans ce numéro qui sort pour le 19ème Salon de la Revue, le lecteur, comme d’habitude, trouvera bien d’autres choses à se mettre sous la dent : l’exercice de « capture » mené par Tristan Bastit, ou encore un extrait de l’ouvrage que publie l’un des membres de l’Association, Anne Orsini (sous le joli pseudonyme d’Anne Eau) aux Éditions La Cause des Livres, et où Fourré est présent à chaque page.

Bref, l’automne commence bien à l’AAMF. Bonne lecture à tous, et rendez-vous au Salon de la Revue, à l’Espace des Blancs-Manteaux, les 17 et 18 octobre prochains.



Il fait chaud ! et autres nouvelles par M. Fourré est le quatrième de nos Cahiers Fourré

À BON CHAT BON RAT

Alors on vit entrer dans la salle de danse un jeune homme bien-pensant

Le Douanier Rousseau

(cité par Fourré en exergue de Tête-de-Nègre)


­•••  Quand tu retourneras à la Bibliothèque nationale, tâche de jeter un coup d'œil à la collection complète de L'Angevin de Paris.


—Ah bon, et pourquoi ?

— Rappelle-toi ! Avant 1914, le plus notoire Angevin de Paris était René Bazin, « Immortel » de son état, lointain parent et premier parrain littéraire de Fourré. Et justement, il avait la haute main sur ce périodique d'intérêt régional.

Lire : À BON CHAT BON RAT

LES MARIÉS DE LA VITRINE

par Alejandro Larrubiera


Alejandro Larrubiera y Crespo (1869-1936) est un journaliste, écrivain et librettiste espagnol, né à Madrid en 1869. Brillant collaborateur des principaux journaux madrilènes de l’époque, comme El Liberal, El Heraldo, El Imparcial, El Globo et La Correspondencia de España, il a aussi beaucoup écrit dans des revues comme Blanco y Negro.

Il a également publié plusieurs romans, presque toujours écrits en collaboration avec d’autres écrivains : La Virgencita (La petite Madone), Historias madrileñas (Contes madrilènes), Feúcha (Le laideron) El dulce Enemigo (Un si doux ennemi)

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Une source inattendue de La Marraine du sel ?

Ayant pris connaissance des découvertes qu’il avait lui-même suscitées, Jacques Simonelli nous a fait parvenir, sur les deux textes qui précèdent …


… QUELQUES RÉFLEXIONS


Après étude attentive des trois couples de mariés qui nous occupent, il serait difficile de soutenir que les mariés de cire des chapitres  Cires virginales/Mousseline/Le Baiser solaire  de La Marraine du Sel soient sans lien avec ceux d’Il fait chaud! ni avec Les Mariés de la vitrine.

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UN GRAND ÉCRIVAIN DU VAL DE LOIRE

Qui étudie la vie et l’œuvre de Fourré ne peut manquer de tomber, un jour ou l’autre, par le détour le plus imprévu, sur Francis de Miomandre. Qu’il s’agisse d’articles de ce dernier à l’occasion de la parution du Rose-Hôtel ou de La Marraine (repris dans Fleur de Lune, n° 20 et 21) ; ou alors de croisements bien plus lointains : ainsi, nous découvrons, au hasard de nos recherches, que Miomandre, hispanophone, traducteur et fin connaisseur de la littérature espagnole, est vraisemblablement celui qui, dans la nuit des temps, avant même la première guerre mondiale, présenta Alejandro Larrubiera (cf ci-dessus) aux directeurs de la revue L'Angevin de Paris.


UN GRAND ÉCRIVAIN DU VAL DE LOIRE :

Francis de Miomandre


Par quel sortilège gardé-je en moi, comme si c'était d'hier, le souvenir de l'année où Francis de Miomandre, pénétrant très jeune dans une étincelante carrière, fut couronné du prix Goncourt pour son beau livre Écrit sur de l'eau ? (1)

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Fourré à l’Académie

Un « surréaliste angevin » 

Maurice Fourré (1876-1959) 


Extraits de la publication à venir (juin 2010) de la communication de Georges Cesbron à l’Académie d’Angers, le 14 juin 2009. Avec l’autorisation de l’Académie (Président : Pr Jean-Claude Rémy)

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