FLEUR DE LUNE N°14

2ème semestre 2005

Numéro spécial Fleur de Lune

... du Président

Le signe des quatre par Bruno Duval

Fleur de Lune : le dernier projet de Maurice Fourré par Jean-Pierre Guillon

Échos et nouvelles.
Le fleuriste de Saint-Malo. Les malheurs du Baron Zéro (lettre de M.F. à J. Petiteau du 11 juillet 1958). Courrier (Julien Gracq). Une soirée Fourré (compte-rendu). Le prix Nocturne. Traces.

Les textes de ce numéro sont disponibles au format pdf (clic!)


... du président

"Littérature et Vie : la guerre"

(Maurice Fourré, cahier préparatoire à Fleur de Lune, 1958).



De rouge et de noir (le sang et la mort), ainsi est souligné le mot "guerre" par Maurice Fourré, dans son cahier préparatoire à un cinquième roman qui devait s'appeler Fleur de Lune. Nous sommes heureux et honorés de pouvoir présenter à nos lecteurs ce cahier inédit.

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Le signe des quatre


par Bruno Duval

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Fleur de lune: le dernier projet de Maurice Fourré



par Jean-Pierre Guillon

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Le fleuriste de Saint-Malo

Ayant lu l'article consacré dans ce numéro à l'ultime projet de Maurice Fourré, on sait désormais pourquoi le bulletin de l'AAMF s'intitule Fleur de Lune. Dès le départ, il a semblé aux membres fondateurs de notre association qu'il n'y avait pas d'autre titre possible, et il fut unanimement et définitivement adopté.

Quelques jours après la soirée Fourré, évoquée dans ces mêmes pages, et à laquelle il n'avait pu assister, un adhérent de Saint-Malo, notre ami Hervé Delabarre, nous envoyait un entrefilet paru sur ces entrefaites dans son journal local, Ouest-France, et annonçant la toute récente inauguration d'un magasin proche de chez lui, à la même enseigne que nous : Fleur de Lune ! Inutile d'ajouter que le premier d'entre nous à se rendre dans la cité corsaire ira signaler l'insolite rapprochement à l'artisan nouvellement installé, en lui offrant, s'il y consent, un exemplaire de notre bulletin, et lui acheter (pourquoi pas, s'il en a ?) un bouquet de fleurs de lune ….

Les malheurs du baron Zéro

J.P. Guillon rappelle dans son article sur Fleur de Lune combien la période 1957-58 fut difficile pour Maurice Fourré. Une lettre à son neveu, datée du 11 juillet de cette année-là, et que nous reproduisons ci-dessous, n'en déborde pas moins de l'optimisme et de la bonhomie propres à notre auteur. C'est qu'il a quelque raison de se réjouir, comme on va le voir :

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Courrier

Dans un article intitulé Le Gendre de Monsieur Fourré (Fleur de Lune n° 13), B. Duval relevait, dans Un balcon en forêt de Julien Gracq, l'expression tête de nègre qui, tout en le frappant "comme une incongruité verbale", le renvoyait au roman éponyme de Fourré, et le faisait s'interroger sur les résonances entre les deux œuvres. Ayant lu notre bulletin, Julien Gracq nous a envoyé le petit mot que voici, dont nous le remercions.

Cher Monsieur,

Je vous remercie de l'envoi de Fleur de Lune n° 12-13, et des données neuves ainsi apportées sur Maurice Fourré et son œuvre.

"Tête de nègre" est une expression toute faite, courante entre les deux guerres, et encore après. On l'employait dans le nuancier du commerce des étoffes, pour désigner une certaine teinte. L'expression est tombée en désuétude, avec le mot devenu péjoratif, de "nègre". Je pense que M. Fourré l'a employé comme titre (un peu comme il m'est arrivé, avec "Un Beau Ténébreux") pour son usage stéréotypé, parodique.

Une soirée Fourré

La soirée de lecture et d'hommage, consacrée à Maurice Fourré, et organisée par l'AAMF, Tristan Bastit, et la librairie Va l'heur, a eu lieu, comme nous vous l'annoncions dans notre dernier bulletin, le 2 juin dernier, dans les locaux de la librairie, rue Neuve-Coquenard, ou - soyons actuel - rue Rodier, Paris IXème.

Devant un public chaleureux et conquis, Alain Tallez, comédien, et président de l'AAMF, a fait entendre la voix d'Oscar Gouverneur racontant sa vie dans La Nuit du Rose-Hôtel ; puis Tristan Bastit a évoqué les péripéties de sa rencontre avec Maurice Fourré ; Jean-Pierre Guillon a pour sa part dressé un portrait en pied de notre grand homme, qu'il connaît mieux que personne ; Bruno Duval a lu un poème écrit pour la circonstance avant que Claude Merlin nous régale d'une lecture du Baiser solaire, le chapitre célèbre de La Marraine du Sel qui raconte la déréliction de deux mannequins de cire, dans une vitrine de Richelieu, par un dimanche particulièrement torride … La séance s'est poursuivie par un rappel des ouvrages de Fourré et publications de l'AAMF actuellement disponibles, et achevée par un pot, gracieusement offert par la librairie.

Le souvenir de cette soirée est conservé par quelques photos, notamment de la vitrine de la librairie, où les ouvrages de Fourré figuraient en bonne place, comme on peut s'en assurer dans ces pages ; et par l'enregistrement des diverses interventions sur un CD que nous devons, tout autant que les photos, aux bons soins de Remy Bellenger.

Le prix nocturne

Le prix Nocturne, fondé en 1962 par Roland Stragliati, aujourd'hui ressuscité par l'équipe de la revue Le Nouvel Attila, récompensait à l'origine "un ouvrage oublié, d'inspiration insolite ou fantastique". Dans cette nouvelle version, il s'agit pour le jury de choisir parmi une liste de sept livres épuisés, pour certains depuis plus de cinquante ans : le titre ainsi couronné sera enfin réédité.

La liste 2006 des "Nocturnables" comprenait, à notre plus vive satisfaction, Maurice Fourré, en lice pour sa Marraine du Sel avec d'autres victimes du préjugé et de l'injuste oubli : Marc Agapit, Jean Duperray, Régis Messac, Giovanni Papini, Anna Kavan …

Le gagnant de l'édition 2005 du prix Nocturne a été annoncé à minuit, à la chandelle, par Benoît Virot, rédacteur en chef de la revue Le Nouvel Attila, le 26 novembre dernier. L'événement avait lieu à la librairie Va l'heur où, décidément, à l'instar des célèbres Galeries Lafayette, il se passe toujours quelque chose. Le lauréat 2006 s'il n'est pas Fourré, hélas (mais il se rattrapera !), est l'excellent Giovanni Papini pour Gog, paru en France en … 1932 ! Toutes nos félicitations aux auteurs de cette indispensable renaissance

Traces

Colette Audry, Jacques Simonelli, Michel Carrouges

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