Le mot du président

Sombre mai …, écrivait André Breton à Maurice Fourré en 1949, évoquant des malheurs divers ; cruel avril, pourrait-on justement rétorquer : puisque nous avons eu, il y a trois jours, la tristesse de perdre brutalement le fondateur et premier président de notre association, Jean-Pierre Guillon.

On trouvera dans les pages qui suivent l’évocation de ce qu’il a été, notamment pour l’AAMF, pour la défense et illustration de l’œuvre de Fourré, qu’il a assumées sa vie durant ; et pour nous tous à l’association, bien sûr, où nous manqueront cruellement désormais sa voix et son écoute, son indéfectible soutien, son humour caustique, sa connaissance approfondie de la vie et de l’œuvre de Fourré, sa fidélité têtue aux causes qui avaient émerveillé sa jeunesse. Il était le dernier relais qui nous rattachait aux proches (Jean Petiteau) et aux premiers découvreurs (Philippe Audoin) de Maurice Fourré. Il va falloir continuer sans lui, et faire du mieux possible.

On trouvera aussi dans ce numéro, outre une étude approfondie sur le rapport de Fourré à la peinture, le tout dernier article de Jean-Pierre, qu’il nous avait fait parvenir, il y a quelque temps déjà, sur l’amitié qui unissait Fourré au poète Théophile Briant … Nous vous souhaitons bonne lecture de ce Fleur de Lune n° 27, traversé d’interrogations, d’échos et de correspondances.