Le mot du président

Voici déjà le numéro 24, qui paraît à l’orée d’un hiver neigeux et glacial. C’est pourquoi nous l’avons mitonné bien roboratif et réconfortant, plein de nouvelles, de coups de cœur et de coups de gueule, d’enquêtes et de découvertes.

L’année 2010 n’a pas été un mauvais millésime pour notre Association, qui a pu se lancer dans une nouvelle aventure éditoriale, les « Cahiers Fourré » (vous trouverez plus de détails sur la chose dans ce numéro de Fleur de Lune). Nous avons également noué de nombreux contacts nouveaux et intéressants, notamment à la faveur du Salon de la Revue où, pour la quatrième fois, l’AAMF a tenu son stand les 16 et 17 octobre.

Ce fut aussi, nul ne l’ignore plus, l’année de la réédition de La Marraine du Sel, et vous lirez dans les pages qui suivent le bilan de cette renaissance, dont nous espérons qu’elle sera suivie de beaucoup d’autres : car il faut le savoir, ce titre excepté – enfin accessible grâce aux efforts d’un courageux éditeur (l’Arbre Vengeur) et de l’Association –, aucun ouvrage de Maurice Fourré n’est plus disponible en librairie ... Nous avons donc encore beaucoup de projets à mener à bien pour les années qui viennent ...

Mais que cela ne vous empêche pas de vous plonger dans la lecture de ce numéro 24, où vous apprendrez beaucoup de choses sur Queneau, Richelieu, les annales criminelles de Montreuil-Bellay, ou encore la double vie d’Eugène Mouton, magistrat et écrivain précurseur de la science-fiction, et prédécesseur immédiat de Fourré dans la belle maison familiale de Niort où Maurice a passé toutes ses vacances d’enfant. Et sur Fourré lui-même, bien entendu. Car ce que nous savons de lui reste insignifiant au regard de nos ignorances. Continuons donc le combat.

À vous tous, bonne fin d’année, et vivement 2011, pour de nouvelles aventures fourréennes !