Journal de bord

L'AAMF au jour le jour

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Vendredi 11, samedi 12, dimanche 13 octobre 2013

Venez nous retrouver au

23° Salon de la revue


Espace d'animation des Blancs-Manteaux

48, rue Vieille-du-Temple 75004 Paris

Un sixième Cahier Fourré y paraitra:

Actes du colloque de Richelieu

Richelieu, cité cardinale

Sans Maurice Fourré qui la fait survivre en plein vingtième siècle, cette “ville nouvelle” du dix-septième, bâtie par le Cardinal du même nom pour y abriter un ultime Château de la Loire, serait peut-être à jamais restée endormie, au fond de sa Touraine.

Sans le GRIHL, le Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur l'Histoire du Littéraire, l’auteur de La marraine du sel (Gallimard, 1955) resterait, quant à lui, ignoré des instances universitaires.

Il y a deux ans à peine, en effet, le GRIHL lui a consacré un colloque, dans les murs même où se déroule cette histoire d’amour allant jusqu’au crime, quelque peu inspirée par l’affaire Marie Besnard, qui défrayait alors la chronique régionale.

Ce sont les actes de ce colloque que l’Association des amis de Maurice Fourré se fait une joie de publier aujourd’hui.

N'hésitez pas à nous commander ce passionnant ouvrage, par courrier, téléphone ou email, pour le prix de 15 €, port compris (12 € pour les membres à jour de leur cotisation).

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Appel

L’AAMF, fondée en janvier 1997, a donc aujourd’hui seize ans.

Seize ans, c’est le bel âge – voire un grand âge, déjà, pour une association : c’est celui des premiers (et même deuxièmes) bilans.

Sous les trois présidences qui se sont succédé pendant ces seize ans (Jean-Pierre Guillon, Alain Tallez, Béatrice Dunner) un grand travail a été accompli, grâce à l’aide toujours ardente, dévouée et désintéressée de nombreux membres, sympathisants et correspondants. Petit à petit, l’œuvre de Fourré a pu commencer à sortir de l’ombre, avec la redécouverte, puis la publication de plusieurs nouvelles inédites de sa jeunesse et de sa vieillesse (1) , ou la réédition de tel ou tel titre épuisé et introuvable (La Marraine du Sel, il y a trois ans) (2).

Nous commençons aussi (mais nous n’en sommes qu’au début !) à retrouver, classer et éventuellement publier (dans deux cas seulement en volume, le reste en revue, dans Fleur de Lune pour l’essentiel, mais aussi dans Mélusine, par exemple)(3) les volumineuses correspondances qu’il a entretenues, toute sa vie durant, avec des personnalités très diverses ; nous entreprenons (à peine encore, il est vrai !) de reconstituer sa biographie : des pans entiers de sa vie – sa jeunesse, ses activités dans l’entre-deux guerres, sa retraite à Angers jusqu’à la publication du Rose-Hôtel à la fin des années quarante – nous restent obscurs, faute de documents, de témoignages, d’archives.

Et pourtant, des archives, nous en détenons quelques-unes : nous avons d’ailleurs dressé ci-après l’inventaire de ce fonds (modeste, somme toute, et rarement constitué d’originaux, ce sont souvent des photocopies, mais combien précieuses), ou du moins, de ce qui n’en a pas encore été publié, en volume ou dans les livraisons successives de Fleur de Lune. Et nous espérons bientôt pouvoir accéder, grâce à la générosité de Mme Natalie François, petite-nièce et représentante des ayant-droits de Maurice Fourré, à un fonds autrement plus vaste, celui qui est conservé dans la maison familiale des Petiteau-Fourré, proche d’Angers : notes, ébauches, cahiers préparatoires, tapuscrits annotés, correspondances, photographies, etc : nous avons en effet le projet de nous rendre en Anjou pendant quelques jours, pour y collationner à loisir la totalité de ce qui s’y trouve.

Sans compter d’autres projets, au premier rang desquels la publication de plusieurs nouveaux titres dans la collection des « Cahiers Fourré », dont notamment celui sur le Rose-Hôtel (qui implique le décryptage du passionnant « agenda Dunlop » de 1930, qui nous a été transmis par Y. Le Baut) ; et le recueil des lettres échangées avec L. Roinet et R. Bonnel ... Mais pour tout cela, il faut des moyens, et surtout, surtout ... du temps. Le temps d’être disponible, de se consacrer à loisir à la découverte, au classement, puis au dépouillement et à l’étude de toutes ces pièces qui éclairent, prolongent et complètent l’œuvre.

L’AAMF a été créée, disent ses statuts, pour faire connaître (et reconnaître) l’œuvre de Maurice Fourré. Elle s’y emploie activement, dans la mesure de ses moyens, en participant à des colloques, en diffusant les documentaires sur l’écrivain, en suscitant la réédition de ses œuvres, en organisant des réunions et des lectures, en publiant semestriellement Fleur de Lune, et, chaque fois que la chose est possible, un nouveau titre dans la collection des Cahiers Fourré.

Mais étant donné la multiplication des découvertes et des archives, le travail de recherche et de documentation dépasse désormais la capacité des membres actifs de l’Association (même s’ils ont été jusqu’ici nombreux à s’y impliquer avec enthousiasme, et à toute occasion) : ils sont tous, rappelons-le, des bénévoles.

D’où cet appel, qui s’adresse à tous les chercheurs, universitaires, critiques, thésards, post-doctorants, en France et partout dans le monde. Maurice Fourré est un des grands écrivains du vingtième siècle. Or, pour l’heure, en-dehors du travail de son tout premier biographe (4), de quelques textes isolés et déjà lointains (M. Carrouges, J. Chaigneux,) et des efforts fournis par l’association de ses amis (B. Chéné, J. Simonelli, Y. Le Baut, entre autres), son œuvre n’a fait encore l’objet d’aucune recherche, d’aucune exégèse approfondie.

Il va de soi que ceux qui seront tentés de répondre à notre appel trouveront auprès de l’AAMF toute l’aide qu’ils pourraient souhaiter. Nous en donnons une idée en publiant ci- après la liste de toutes les archives encore inexploitées dont nous disposons.

Pour que cet appel ne reste pas vain, il importe que vous le lisiez et le fassiez lire, le plus largement possible. Et qu’en le lisant, l’envie vienne à plus d’un de se pencher sur les écrits de Maurice Fourré, et, pour parler comme lui, de « faire naître de belles ombres ».

L’AAMF, printemps 2013

1 Il fait chaud ! et autres nouvelles, de Maurice Fourré, préface de J.P. Guillon, AAMF Éditions, collection les Cahiers Fourré, Paris 2011

2 Maurice Fourré, La Marraine du Sel, Éditions L’Arbre Vengeur, Bordeaux, 2010

3 Maurice Fourré, Lettres à André Breton, AAMF Éditions, collection Les Cahiers Fourré, Paris, 2012 et Maurice Fourré, Lettres à Julien Gracq, préface de B. Chéné, AAMF Éditions, collection les Cahiers Fourré

4 Maurice Fourré, rêveur définitif, par Ph. Audoin, Éditions Le Soleil noir, Paris, 1978

Version imprimable (pdf) Clic!

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Un cinquième Cahier Fourré vient de paraître aux Éditions de l’AAMF.

Lettres à André Breton

Il s’agit du recueil de l’ensemble des lettres adressées par Maurice Fourré à André Breton, pendant les années 1949-1958 : dressant le portrait d’une amitié, brève mais fulgurante, ces lettres éclairent aussi les péripéties de la publication de La Nuit du Rose-Hôtel et de l’écriture de Tête-de- Nègre.

À commander à l’AAMF, par mail ou courrier, au prix de 10 € pour les membres, 15€ pour les autres, frais de port inclus.

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Vendredi 12, samedi 13, dimanche 14 octobre 2012

Venez nous retrouver au

22° Salon de la revue


Espace d'animation des Blancs-Manteaux

48, rue Vieille-du-Temple 75004 Paris

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Les nouveautés de l'été 2012

Vous trouverez désormais sur ce site:

Bonne rentrée à tous

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FOURRÉ SOUS LA COUPOLE

Le dimanche 13 mai 2012, à 10 heures du matin, venez donc prendre votre petit-déjeuner à La Coupole, 102, boulevard du Montparnasse, dans le quatorzième arrondissement de Paris (métro Vavin ou N.-D. des Champs) Car on projettera, au dancing du sous-sol de l’illustre établissement rien moins que Chez Fourré l’ange vint, documentaire de Bruno Duval sur les traces de Maurice Fourré.

En présence du réalisateur et autres membres du bureau de l’AAMF, cette séance est organisée par Françoise Py, professeur à l’Université Paris III, et l’association Mélusine de recherches sur le Surréalisme dirigé par Henri Béhar.

Et on pourra découvrir le dernier numéro de la revue Mélusine, avec une étude sur la correspondance Fourré/Breton, ainsi que Fleur de lune numéro 27, tout fraîchement paru, sans compter d’autres publications de l’AAMF.

VENEZ NOMBREUX.

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Paris, le 26 Avril 2012

Nous apprenons à l'instant la mort de notre président-fondateur, Jean-Pierre Guillon, le 24 avril, à Rennes, où il a vécu les douze dernières années de sa vie. Il avait 69 ans.

Son décès est une perte immense pour l’AAMF, qu’il avait fondée en 1997, présidée pendant les premières années, et qu’il continuait, malgré son éloignement de Paris et ses graves soucis de santé, à suivre, animer et servir. Nous lui rendrons bien entendu l’hommage qu’il mérite dans le prochain numéro de Fleur de Lune, qui comporte un article signé de lui, et qui sortira dans les premiers jours de mai.

L’AAMF


Et aussi, un bel hommage à Jean-Pierre sur Les feeries interieures.

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Adieu à Jacques


Jacques Mayer Il y a deux mois à peine, début octobre 2011, un coup de fil de Jeannine, son épouse, nous annonçait la mort d’un des membres fondateurs de notre association, Jacques Mayer.

Malgré ses (graves) problèmes de santé, Jacques n’a jamais cessé d’être présent, actif et disponible au sein de l’AAMF. Ce grand érudit et bibliophile, spécialiste absolu du Marquis de Sade, nous a toujours éclairés de ses conseils judicieux, qu’il s’agisse de recherche de documents concernant Fourré, de la présentation du bulletin Fleur de Lune, ou de la conception du site internet, qui lui doit beaucoup. Il tenait à être toujours présent lors de nos assemblées générales, et c’était un grand plaisir que de le voir arriver tous les ans en décembre au café Le Rouquet, en compagnie de Jeannine. En décembre 2010, il était encore là, ayant fait le grand effort de nous retrouver bien loin de Saint-Germain, son quartier, puisque l’AAMF tenait cette fois son AG dans les locaux de la galerie l’Usine, dans le dix-neuvième arrondissement. Les organisateurs avaient veillé à ce que le local choisi soit accessible à son fauteuil roulant, et tous les membres présents ce soir-là se souviennent encore avec émotion de son apparition au sortir de l’étrange monte-charge de l’Usine, dont le sommet, en forme de capsule, s’épanouissait en corolle pour libérer son passager. C’est de cette magnifique entrée en scène de Jacques que nous nous souviendrons, symbole de commencement et non de fin.

Jean-Pierre Guillon, fondateur de l’association et son premier président, a été, à l’AAMF, le plus proche de Jacques Mayer. Nous reproduisons ci-dessous le petit texte qu’il a consacré à son souvenir.


L’AAMF a la tristesse d’annoncer aux lecteurs de Fleur de Lune, le décès, survenu le 9 octobre dernier, de Jacques Mayer, l’un de ses tout premiers et fidèles adhérents.

Les circonstances de notre rencontre méritent aujourd’hui d’être rappelées, car elles montrent que notre association n’est en aucune manière une assemblée de spécialistes universitaires réunis autour de La Nuit de Rose-Hôtel et autres Tête-de-Nègre. Au moment où l’idée de l’AAMF fut lancée et déposée au Journal officiel en date du 22 janvier 1997 par « une poignée de fanatiques n’excédant pas la demi-douzaine » (selon les propos amusés d’un magazine de la même époque), j’avais laissé en dépôt chez un libraire parisien quelques fascicules personnels touchant le marquis de Sade. Jacques Mayer, que je ne connaissais pas, mais qui fréquentait les lieux à l’affût de tout ce qui avait trait au Marquis, s’enquit de mon adresse et se mit en rapport avec moi.

Cet homme, ingénieur de formation et de carrière, qui se présentait en juillet 2003 à l’envoyé du Bulletin des Bibliophiles comme « autodidacte en littérature », avait en effet constitué chez lui, pour son plaisir, une « Sadothèque », comportant à ce jour plus de quatre mille cinq cents références. Il s’en ouvrit à moi aussitôt, et quand de mon côté je lui appris l’existence et les objectifs de notre association pour Maurice Fourré, il décida du même enthousiasme de nous rejoindre, avec Jeannine, son épouse.

Jacques Mayer, son amitié, sa générosité, sa présence chaleureuse et toujours attentive vont beaucoup nous manquer.

Jean-Pierre Guillon

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Avec Maurice Fourré sur le(s) Riche(s) lieu(x) de La Marraine du sel


Les 23 et 24 septembre 2011, s’est tenu à Richelieu (Indre-et-Loire) un colloque autour de La Marraine du sel, second roman de Maurice Fourré, dont l’action est circonscrite entre les remparts et le quadrillage des rues de la cité édifiée par le Cardinal, à l’ombre d’un palais aujourd’hui disparu.

Organisé par l’Association des Amis de Richelieu à l’initiative conjointe du Groupe de recherches interdisciplinaires sur l’histoire du littéraire (GRIHL) de l’EHESS et de l’Association des amis de Maurice Fourré, ce colloque avait pour point cardinal l’opposition, présentée par l’historien Christian Jouhaud en préambule à Sauver le Grand siècle (Seuil, 2007) de deux visions romanesques, l’une “pessimiste”, l’autre “optimiste”, de la postérité historique de la ville de Richelieu : celle de Julien Gracq dans Carnets du grand chemin (José Corti, 1992) et celle de Fourré lui-même dans La Marraine du sel. Gracq et Fourré, couple ago-antagoniste occupant, dans l’entourage immédiat de Breton, les marges affabulatrices du surréalisme de l’immédiat après-guerre.

Récit et photos ici

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