Le Mot du Président

Voici donc ce Fleur de Lune d’un printemps froid, le vingt-troisième d’une série déjà longue … Vous y trouverez matière à découvertes et à réflexions, qu’il s’agisse de l’actualité, avec la sortie de La Marraine du Sel, ou d’enquêtes sur un passé déjà séculaire – la préhistoire fourréenne, en quelque sorte – avec les aventures électorales vécues par Fourré à l’époque où il était le secrétaire du journaliste et homme politique Gaston Deschamps (ce qui, on le verra, n’était pas nécessairement un poste de tout repos), ou la plongée dans le paysage de son enfance, celui du quai des Luisettes, qu’il a habité – et qui l’a habité – toute sa vie durant, au point de donner ce nom de “Luisette” à l’une des ambassadrices du Rose-Hôtel.

Nous avons aussi le plaisir d’accueillir dans nos pages Jacques Boislève, qui défend ardemment la cause de Fourré sur le terrain angevin. À l’occasion du cinquantenaire de sa disparition, il a présenté à l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire une “relecture ” du Rose-Hôtel où s’ouvrent et se dévoilent de nouvelles perspectives. Quant à Jean-Pierre Guillon, comme toujours le nez au vent “de l’éventuel ”, il a fait de nouvelles connaissances, et découvert de singuliers croisements, vous verrez.

Mais hélas, il n’y a pas que la disparition, il y a un demi-siècle, de l’écrivain que nous aimons et défendons. Des morts plus récentes viennent de frapper l’association, qui avait déjà perdu tragiquement son trésorier, Claude Grimbert, il y a six ans. Et voilà que coup sur coup, en quelques semaines à peine, deux de nos membres disparaissent. Ils nous manqueront. Nous leur rendons hommage dans ce numéro.

Lisez, lisez, vous saurez tout. Et surtout, n’oubliez pas de venir écouter les textes de Fourré, le 27 mai prochain, à la librairie La Lucarne des Écrivains.