ÉCHOS ET NOUVELLES

  • Fourré au théâtre (bis)
  • Persistance de Richelieu : jusqu’au polar
  • La chasse aux dédicaces




Fourré au théâtre (bis)



Les plus anciens parmi nos lecteurs se souviendront certainement, non sans quelque nostalgie, de la magistrale adaptation croisée des quatre romans de Fourré conçue et réalisée, en juin 1999, au Lavoir moderne parisien, avec une quarantaine de comédiens professionnels et amateurs. Le maître d’œuvre de ces Éblouissements de Monsieur Maurice, c’était Claude Merlin, membre du bureau de l’AAMF, comédien aujourd'hui au faîte de sa carrière (Falstafede Novarina au théâtre national de Chaillot), metteur en scène hors normes et parfois hors les murs (Le Fumier de Saint-Pol Roux), ancien prof de théâtre à l'Université de Saint-Denis.

Et voilà que, sans le savoir, celui-ci a fait école, puisqu'une nouvelle troupe, la Compagnie 347, dirigée par Jean-Claude Revest, se propose de mettre sur pied un spectacle adapté cette fois du seul Rose-Hôtel. Mais, (en écho à Restif de la Bretonne ?), cette Nuit s’est démultipliée, et le spectacle s’intitulera LesNuits du Rose-Hôtel : c’était d’ailleurs l’intention première de Fourré qui avait envisagé son roman-poème comme une pièce de théâtre : Julien Gracq avait parlé devant nous d’un "huis clos" tragicomique et surtout poétique, qui répondait étrangement, par la bande, à la première définition du Rose-Hôteltelle qu'elle figure dans les archives familiales de Fourré - un spectacle de marionnettes.

L’AAMF ne peut donc que se réjouir de cette deuxième initiative, à laquelle nous souhaitons le plein succès que méritait déjà amplement la première, plus vaste et plus ambitieuse, de Claude Merlin, (puisqu’elle nous livrait, par la mise en scène des quatre romans, la totalité de l’univers fourréen). Et les vœux que nous formons pour la réussite du projet de la Compagnie 347 ne nous font pas oublier l’un des objectifs premiers de notre Association : la reprise de ce spectacle sur un théâtre digne de son ampleur.



B.D.




Persistance de Richelieu : jusqu’au polar


Dans les colonnes de Fleur de Lune, nous aimons à nous référer aux romans policiers de l’excellente Fred Vargas, alias Frédérique Audoin. Outre que, comme bien d’autres lecteurs, nous les apprécions grandement, nous sommes bien placés pour y discerner d’un œil perspicace divers sédiments fourréens qui ont pu y être déposés par le truchement de son père, Philippe Audoin, auteur de la seule biographie de Fourré existant à ce jour (Maurice Fourré, rêveur définitif, aux Éditions du Soleil Noir).

Nous récidivons donc, dans ce numéro spécial consacré à La Marraine du Sel, en signalant à ceux qui ne l’ont pas remarqué, ou à ceux qui n’auraient pas lu le roman (mais ne tarderont pas à le faire), que la ville de Richelieu occupe une place non négligeable dans Sous les vents de Neptune(récemment adapté à la télévision). Récit non moins inquiétant que celui de la Marraine, il met en scène le diabolique dessein (et dessin) d’un tueur en série pas comme les autres, que l’on croit mort et enterré à … Richelieu. Il s’avérera par la suite que la tombe était vide.


Décidément, la ville du Cardinal incite aux maléfices.




La chasse aux dédicaces



Internet, où, comme à la défunte Samaritaine, on trouve tout, nous a récemment livré la piste de deux précieuses dédicaces, de et à Maurice Fourré. La première figure sur un exemplaire du Rose-Hôtel, en vente, pour les plus fortunés, à la librairie « Le Coupe-Chou », exemplaire que Fourré a offert, en 1950, lors de la sortie de son premier roman, à son frère René et à sa belle-sœur Claire. Cet envoi, très détaillé, comme on peut en juger ci-après, nous livre des informations précieuses sur les conditions dans lesquelles Fourré a rédigé le Rose-Hôtel, ou du moins, une de ses parties.


Pour la deuxième, quelque peu énigmatique, nous n’en avons malheureusement que la description, donnée par le catalogue de cette même librairie à l’enseigne du Coupe-Chou :



La Bataille, Farrère (Claude), 380 €
Ed. numérotée : Tours, Arrault & Cie, 1947. In-folio broché, 230x310mm, 250p. Un des 950 ex. sur vélin lana. Avec de superbes lithographies originales en couleurs de Charles Fouqueray, couverture rempliée. 3 envois à Maurice et Michel Fourré de la part de Claude Farrère, Charles Fouqueray et Maurice Fourré ( ???). Couverture légèrement défraîchie, quelques défauts sur la page de titre et les pages précédentes dues à la lithographie en frontispice, sinon, bel exemplaire.


Avis aux amateurs !


J.S.